Le diable est parmi nous est un drame d’horreur crédité au cinéaste Jean Beaudin, qui signait là son second long métrage de fiction, après le drame Stop, sorti l’année précédente. Mêlant occultisme et polar classique, le récit tente de nous faire croire à l’enquête d’un journaliste, incarné par Daniel Pilon, bien décidé à faire la lumière sur la mort inexpliquée d’un ami de longue date.Produit dans le privé, Le diable est parmi nous est à voir comme l’une des nombreuses tentatives de percées commerciales du cinéma canadien, s’appropriant les codes et la grammaire du film de série B pour tenter de rejoindre le plus grand nombre, ici ou à l’étranger. Le sujet ésotérique, très en vogue à l’époque, les vedettes québécoises connues du public, la trame sonore invitante, sans oublier les quelques séquences dénudées, tout est fait pour séduire. Or, le film fut un flop monumental. Sans queue ni tête, Le diable est parmi nous eut une genèse plutôt mouvementée, que son réalisateur a plus souvent qu’autrement refusé de commenter. D’ailleurs sur la copie VHS, sortie en 1984, le scénario du film n’est pas crédité.
Le diable est parmi nous
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